FALIGOT R. et KAUFFER R. - Le croissant et la croix gammée

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FALIGOT R. et KAUFFER R. - Le croissant et la croix gammée

Message par L'Autre » ven. sept. 25, 2009 2:47 pm

Le croissant et la croix gammée - Les secrets de l'alliance entre l'Islam et le nazisme d'Hitler à nos jours
de Roger Faligot et Rémi Kauffer


Parlant des peuples du Moyen-Orient, Adolf Hitler affirma qu’il s’agissait de singes peinturlurés qui ont besoin de sentir le fouet… Ces considérations n’empêchèrent pas le IIIe Reich d’entamer d’intenses campagnes de séduction en direction des peuples arabo-musulmans. Ces derniers, pour la plupart sous la coupe de Londres et de Paris, voyaient en l’Allemagne un hypothétique libérateur. Du Maghreb à l’Iran de nombreuses alliances se sont tissées. Le gros point fort du livre de Roger Faligot et de Remi Kauffer est de dresser un panorama de ces rapprochements sans pour autant appuyer la thèse qui se résume par le néologisme « nazislamisme ». A savoir que l’islamisme, ou l’islam pour certains, est soluble dans le nazisme.

Dès le début du XXème, si ce n’est plus tôt, la diplomatie du IIe Reich a choisi de lier étroitement deux objectifs jumeaux et simultanés. Elle se propose d’accélérer l’implosion des empires coloniaux français et britannique tout en étendant, d’un même mouvement, l’influence allemande dans les régions visées. Ceux que Faligot et Kauffer nomment les « Lawrence allemands » prévoient d’unir un vaste mouvement panislamique du Nil à l’Hindus. L’alliance de l’Allemagne avec l’empire ottoman lors de la Première guerre mondiale rendit caduc ce discours panislamique. La propagande « anti-impérialiste » tomba à plat.

La lutte d’influence ne s’arrête pas pour autant. Fritz Grobba, politicien allemand déjà actif sous le IIe Reich se rallie aux thèses nazies, du moins au chef du NSDAP. C’est lui qui pose les jalons de la grande alliance entre l’Islam et le nazisme. Il épaulera Rachid Ali al Gaylani, lors de son coup d’Etat en Irak en 1941. Le IIIe reich finance aussi les mouvements nationalistes au Maroc et en Tunisie. L’Abwehr, les renseignements de l’Etat major, tissent des liens en Egypte et en Algérie.

Le choix du camp nazi par les dignitaires arabes et musulmans s’explique de différentes manières. Ainsi selon Faligot et Kauffer, pour ce qui est du mufti de Jérusalem Hajj Amin al-Husseini, c’est la haine des Juifs qui a largement motivé cette alliance. Pour d’autres, à l’instar de Bourguiba ou de Subhas Chandra Bose (indépendantiste indien) ce choix s’explique par l’aphorisme « les ennemis de mes ennemis sont mes amis ». A contrario, il faut noter la condamnation sans appel de l’axe par Messali Hadj, nationaliste algérien.

Une fois la guerre terminée, de nombreux nazis se recyclèrent dans les pays arabes. Comme d’autres le feront en Allemagne même à l’instar de Aloïs Brunner, ancien responsable du camp de Drancy, qui sera résident du BND (service de renseignement fédéral créé par le chancelier Konrad Adenauer en 1955) à Damas. Dans les années 1960, Le BND choisit de prendre ses distances avec les résidents et les agents au passé nazi trop lourd tout en entamant un rapprochement avec le Mossad. Ce même Mossad qui échoua deux fois à exécuté Aloïs Brunner, les deux colis piégés qui lui furent envoyés ne le blessèrent que légèrement.
"Étudiez comme si vous deviez vivre toujours; vivez comme si vous deviez mourir demain."

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