DOBSON Christopher - Septembre noir

Recommandations, comptes rendus etc.
Répondre
L'Autre
Administrateur
Messages : 247
Enregistré le : sam. avr. 21, 2007 7:47 am

DOBSON Christopher - Septembre noir

Message par L'Autre » ven. oct. 02, 2009 11:26 am

Septembre noir, la terreur pour convaincre
de Christopher Dobson


Septembre 1970, Jordanie. Les troupes du roi Hussein lance une offensive contre les Fedayin palestiniens. Les camps de réfugiés et les bâtiments qui abritent des organisations palestiniennes sont bombardés. Entre 3500 et 10'000 (selon les sources) Palestiniens sont massacrés. En novembre 1971, le premier ministre Jordanien , Wasfi Tall, est assassiné au Caire par l’organisation terroriste qui se nommera, en mémoire des événements jordaniens, « Septembre Noir ». S’en suivra de nombreux attentats et une traque sans pitié par le Mossad. C’est ce chassé-croisé que nous narre Christopher Dobson. Contrairement à ce que promet le quatrième de couverture, la portée analytique est très réduite. Il s’agit tout bêtement de la chronique des événements jusqu’à la date d’écriture, à savoir courant 1975.

Certains se plaisent à voire en l’islam certaines valeurs négatives qui lui seraient intrinsèques. Christophon Dobson procède de même avec « les Arabes ». Ainsi ils auraient un goût fatal à la violence qui serait inhérent à leur race… Septembre Noir ne serait que le dernier avatar d’une grande tradition de sociétés secrètes, inaugurée par les Assassins, où l’on se sert de la peur et du meurtre à des fins politiques. L’auteur estime que ces terroristes firent preuve, en la circonstance, d’une cruauté qui n’avait pas eu d’équivalent jusqu’alors. Peut-être a-t-il sauté quelques pages d’histoire…

Dobson affirme que Septembre Noir ne fût qu’une parcelle du Fatah. Sa naissance aurait reposé sur un compromis : des actes commis sous l’égide d’une nouvelle organisation qui, tout en demeurant partie intégrante du Fatah, pourrait être désavouée. L’auteur appuie sa thèse sur des déclarations qu’aurait donné, Abou Daoud, premier responsable de l’organisation.

L’auteur revient aussi sur la traque sans pitié lancée par le Mossad au lendemain de la tuerie de Munich où onze athlètes israéliens furent massacrés. Chasse à l’homme qui ne se fit pas sans quelques dérapages. A l’instar de l’assassinat, en Norvège, de Ahmed Bouchiki confondu avec un membre de l’organisation. Dobson note qu’il semble que M. Bouchiki soit moins innocent qu’il n’y paraissait. Cette brillante supposition est appuyée par… une notice nécrologique.
"Étudiez comme si vous deviez vivre toujours; vivez comme si vous deviez mourir demain."

Répondre

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 1 invité