La France semble faire un pas vers le Hamas

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L'Autre
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La France semble faire un pas vers le Hamas

Message par L'Autre » lun. févr. 02, 2009 4:11 pm

AFP 20.01.09 a écrit :La France a semblé faire un pas vers le Hamas, qualifié mardi d'"interlocuteur" possible par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, au moment où ce mouvement est appelé par le président Mahmoud Abbas à participer à un gouvernement palestinien d'entente nationale
Plaidant pour une levée du blocus de Gaza sans laquelle "tout recommencera", M. Kouchner a affirmé devant l'Assemblée nationale que le Hamas, qui figure sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne et des Etats-Unis, était un des "interlocuteurs" du conflit israélo-palestinien.
"C'est notre avis et nous avons pensé aussi - nous l'avons découvert il y a longtemps - que le Hamas était un des interlocuteurs. Nous pensons qu'il faudra parler avec eux quand ils accepteront le processus de paix, lorsqu'ils accepteront de s'inscrire dans la négociation", a-t-il expliqué.
Trois jours après la fin de la meutrière offensive israélienne à Gaza, la France donne ainsi un signe d'infléchissement de sa position vis-à-vis du mouvement islamiste qui contrôle ce territoire depuis juin 2007.
Selon le ministre, Français et Européens ont eu des contacts avec le Hamas par l'intermédiaire de l'Egypte qui a élaboré à l'automne un plan de réconciliation entre les partis palestiniens et dont le plan de paix vient de contribuer à la fin des hostilités à Gaza. En mai dernier, Bernard Kouchner avait déjà admis des contacts indirects avec le mouvement islamiste.
"Si demain il y a un gouvernement d'union nationale, on ne va pas sortir de la pièce parce qu'il y a des ministres du Hamas; il y a bien des ministres du Hezbollah dans le gouvernement libanais", a-t-on également indiqué à l'Elysée.
Avant M. Kouchner, le porte-parole de son ministère Eric Chevallier a déclaré mardi que la France était prête à discuter avec un gouvernement palestinien qui intègrerait des membres du Hamas dès lors qu'il s'engagerait en faveur de la paix avec Israël.
Interrogé pour savoir si Paris réclamait toujours, en préalable à tout contact avec le Hamas, la renonciation à la violence, la reconnaissance d'Israël et la reconnaissance des accords passés entre l'Etat hébreu et les Palestiniens, M. Chevallier a mis en exergue le fait "qu'il y a un élément absolument majeur : c'est la renonciation à la violence".
Le porte-parole a laissé entendre que la France privilégiait cet aspect alors qu'Européens et Américains se sont engagés à maintenir l'isolement du Hamas tant qu'il ne reconnaîtrait pas l'Etat d'Israël.
La formation d'un gouvernement "d'union nationale" palestinien apparaît donc comme le cadre le plus propice pour une intégration du mouvement radical dans un processus politique plus large. "Cest le début de toute chose", a souligné M. Kouchner.
L'Union Européenne et les Etats-unis avaient boycotté diplomatiquement et financièrement le gouvernement palestinien lorsqu'il était dirigé par Ismaïl Haniyeh, Premier ministre issu du Hamas, après sa victoire aux élections législatives en janvier 2006.
Mahmoud Abbas, dont le mandat officiel a pris fin le 9 janvier, a proposé lundi au mouvement Hamas la formation d'un gouvernement "d'entente nationale" qui organiserait des élections législatives et présidentielles simultanées. Le mouvement palestinien est aujourd'hui divisé entre le Fatah de Mahmoud Abbas et son gouvernement, qui administrent la Cisjordanie, et le Hamas, seul maître à Gaza.
"Étudiez comme si vous deviez vivre toujours; vivez comme si vous deviez mourir demain."

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