COLLECTIF - L'Etat d'Israël

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L'Autre
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COLLECTIF - L'Etat d'Israël

Message par L'Autre » ven. sept. 05, 2008 9:16 pm

L'Etat d'Israël de Collectif


L’année 2008 a été marquée par les 60 ans de l’Etat d’Israël. Ce livre arrive comme un cadeau d’anniversaire. Alain Dieckhoff a réuni divers spécialistes, aux sensibilités différentes, pour un tour d’horizon complet de l’Etat d’Israël d’aujourd’hui. Le conflit israélo-arabe a été mis de côté ( il n’occupe à peine 50 pages) pour se concentrer sur d’autres sujets moins récurrents.

De nombreux thèmes sont abordés. La nature de l’Etat, son organisation, la société israélienne, l’économie, la culture etc. Une part non négligeable de l’ouvrage est consacrée aux relations extérieures (diaspora, Union européenne, tiers-monde etc). L ’on y apprend que l’un des agents du changement social le plus important en Israël est le NIF (New Israel Fund). Cette association fondé par des Juifs américains en 1979 à, en 2005, accordé plus de 200 millions de dollars à 800 groupes à l’échelle nationale ou communautaire. Ses actions de lobbying ont notamment permit d’obtenir la reconnaissance, par la Cour suprême israélienne, des conversions réalisées par les mouvements conservateur et réformé du judaïsme. Dans le domaine économique l’auteur nous rappel qu’Israël est le premier exportateur mondial de diamants et que son industrie a joué un rôle majeur dans le développement économique du pays. Un autre auteur met en exergue l’importance qu’accorde Israël à l’éducation. Avec 9.2% de son produit intérieur brut, Israël figure au premier niveau mondial en matière de ressources consacrées au système éducatif.

Il est intéressant de comparer les différents regards des auteurs quand ceux-ci portent sur un même sujet. Alors que dans un chapitre, l’activisme de la Cour suprême est évoqué en des termes uniquement élogieux, un autre auteur indique que cette dernière s’est toujours abstenue de prendre des décisions pouvant avoir d’importantes conséquences politiques. Il rappel que la Cour suprême dispose de peu de moyen pour faire appliquer ses décisions.. Il arrive ainsi que le verdict donne raison au plaignant mais que la décision ne soit pas appliquée. Pour la période qui suit la guerre des Six Jours, on peut lire : « Israël offre bien, dans un premier temps, de restituer le Sinaï et le Golan et l’Egypte et à la Syrie en échange de la paix, mais le monde arabe, réuni à Khartoum en août 1967, lance ses fameux trois non, : non à la paix, non à la reconnaissance d’Israël, non à la négociation... » Un autre auteur fournit plus de précisions qui permettent de nuancer : « Certes, le gouvernement israélien avait adopté le 19 juin un programme d’orientation politique qui mentionnait la signature d’un accord de paix avec la Syrie et l’Egypte sur la base des frontières internationales, mais ces clauses, secrètes, ne furent pas communiquées aux pays arabes voisins ». Un peu plus loin : « Bien que les arabes fussent divisés sur la conduite à tenir, le sommet arabe de Khartoum adopta trois non, perçus comme l’expression du maintien de l’intransigeance arabe. Pourtant, les voix arabes modérées jouèrent un rôle important à Khartoum et les éléments les plus militants n’approuvèrent pas la déclaration finale du sommet ».
"Étudiez comme si vous deviez vivre toujours; vivez comme si vous deviez mourir demain."

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